Communiqué de presse

Les familles paysannes luttent pour leur avenir

2005-07-26T11:00:00

Brugg (ots) -

Après plus de 2000 km, la marche de protestation des
paysannes et paysans norvégiens est arrivée à destination. A Genève, 
des représentants de l’agriculture de nombreux pays ont remis une 
déclaration commune au responsable du dossier agricole de l’OMC. Ils 
y revendiquent le droit de chaque pays à produire des denrées 
alimentaires pour sa propre population. Dans ce document, ils 
mettent également en évidence le fait qu’une libéralisation 
excessive menacerait la survie des exploitations agricoles dans de 
nombreux pays de la planète.
« Dans un monde où règnent encore la pauvreté et la faim, l’objectif 
principal doit être de renforcer la production de denrées 
alimentaires au sein des exploitations agricoles familiales », a 
souligné le Président de l’Union suisse des paysans Hansjörg Walter 
lors de la remise de la déclaration commune des paysans de 
différentes nations, devant le bâtiment de l’OMC. La Suisse a 
largement ouvert ses frontières aux importations des pays les moins 
avancés (PMA). « Mais nous refusons d’être inondés d’importations 
bon marché de pays industrialisés », a ajouté le chef des paysans 
suisses.
Les produits agricoles ne représentent que 10 pour cent de la 
totalité du commerce mondial. Malgré cela, l’OMC mène des 
négociations tambour battant dans ce domaine, alors qu’elles 
stagnent dans le secteur des biens industriels. De ce fait, la 
Suisse ne profite par exemple pas de possibilités d’exportations. 
Dans le domaine agricole en revanche, les portes devraient être 
grand ouvertes aux gros exportateurs. Des pays disposant de moins de 
surfaces agraires cultivables devraient exposer leur agriculture au 
marché libre et par là-même mettre en danger l’existence des 
exploitations paysannes familiales. Cela ne peut et ne doit pas être 
; un point qui a fait l’unanimité parmi les acteurs de l’agriculture 
présents. Dans leur déclaration commune, les représentants de 
différentes nations ont exigé de la délégation des négociations de 
l’OMC qu’elle fixe les règles du jeu de façon que les diverses 
formes d’agriculture dans le monde puissent perdurer. De plus, il 
est impératif que des prestations non commerciales telles que 
l’entretien du paysage ou la revitalisation de régions rurales et 
limitrophes soient prises en compte. Outre une diminution modérée 
des droits de douane, les paysans exigent un traitement différencié 
des produits pour la consommation indigène de ceux destinés à 
l’exportation.
La déclaration est officiellement soutenue par l’Union des paysans 
norvégiens et ses membres, par l’Union suisse des paysans et ses 85 
organisations membres, par Uniterre et le Centre paysan suisse 
(Bäuerlichen Zentrum Schweiz) ainsi que par les associations de 
paysans des nations suivantes : Japon, Kenya et d’autres.
Pour toute information complémentaire, veuillez vous adresser à : 
Conseiller national Hansjörg Walter, Président de l’USP, 
portable 079 404 33 92
Jacques Bourgeois, Directeur de l’USP, tél. 031 385 36 41, 
portable 079 219 32 33
Sandra Helfenstein, Cheffe. adj. du dpt communication de l’USP, 
tél. 056 462 51 11, 
portable 079 826 89 75
Tous les informations:
http://www.bauernverband.ch/fr/medien/default.htm

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